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  • 19 septembre 2025
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Le Projet 2025 veut que le FBI qualifie toute vie trans de terrorisme

Ce n'est pas une politique, c'est le début d'une purge menée sous le couvert de la loi.

La Heritage Foundation, architecte en chef du Projet 2025, a émis son dernier ordre : créer une catégorie fédérale de terrorisme appelée "Extrémisme violent inspiré par l'idéologie transgenre" (TIVE).

Il ne s'agit pas d'arrêter la violence. Il s'agit de nous effacer.

Selon leur formulation, chaque aspect de l'existence trans devient de l'"extrémisme".

Cela vous qualifierait de terroriste :

  • Qualifier la rhétorique transphobe de violente, même si les preuves sont indéniables : dans les États ayant des lois anti-trans, les tentatives de suicide chez les jeunes trans et non binaires augmentent de jusqu'à 72%.
  • Mentionner le fait que leurs politiques tuent, même si étude après étude montre que le suicide trans vient du rejet, du harcèlement et de la violence, et non du fait d'être trans en soi.
  • Utiliser notre langage : cisgenre, deadnaming, mégenrage. Ces mots seraient désormais considérés comme de l'extrémisme violent.
  • Enseigner le consentement éclairé, le principe selon lequel les jeunes qui comprennent leurs choix ont le droit de consentir à leurs propres soins. Même affirmer ce droit fondamental serait qualifié de propagande haineuse.

La seule personne trans "sûre" selon leur conception est celle qui ment, qui accepte l'étiquette de "malade mental", qui nie sa propre vie jusqu'au silence.

C'est le but. C'est la purge.


Le mensonge de la "terreur trans"

Ils invoquent l'assassinat de Charlie Kirk comme preuve d'une soi-disant vague de terreur, alors que le meurtre graphique n'a pas été commis par une personne trans, ni pour un objectif trans. Mais les chiffres sont clairs :

  • Les personnes trans représentent environ 1,6% de la population américaine, mais ne représentent que 0,1% des tireurs de masse au cours de la dernière décennie (FactCheck.org).
  • Les personnes trans sont plus de 4 fois plus susceptibles d'être victimes de crimes violents, y compris le viol, l'agression sexuelle et les voies de fait graves (Williams Institute).
  • Les taux de tentatives de suicide au cours de la vie chez les personnes trans victimes de violence atteignent 32-50%, mais chutent fortement dans des environnements affirmatifs et sûrs (Trevor Project).

Quand la rhétorique nous traite de monstres, les gens agissent en conséquence. Selon les données du CDC, 17,7% des femmes transgenres interrogées (environ 1 sur 5) ont signalé des pensées suicidaires au cours de l'année écoulée, avec un risque augmentant fortement parmi celles qui ont subi violence et harcèlement (CDC, 2023). Les mots tuent. Et ils le savent.

La "vague de terreur" est un écran de fumée, c'est une crise fabriquée pour forger une machine de répression. Ils la testeront sur nos corps ; une fois qu'elle fonctionnera, ils la dirigeront contre chaque gorge qui parle. Vous pouvez déjà voir les premiers rapports de discours muselés partout.


Comment ils définissent l'"extrémisme"

Heritage et son Oversight Project proposent que l'"extrémisme" inclue :

  • Nommer nos agresseurs.
  • Décrire leurs politiques comme mortelles.
  • Utiliser le langage que nous avons construit pour survivre.
  • Revendiquer notre droit d'exister sans honte.

Et cela ne concerne pas seulement nous. Ce sont les mêmes outils dont chaque communauté a besoin pour se défendre :

  • Imaginez des femmes interdites de parler du sexisme.
  • Imaginez des personnes de couleur empêchées de nommer le racisme.
  • Imaginez des journalistes réduits au silence pour avoir exposé des agresseurs.

Voilà le monde qu'ils construisent.

Ils veulent que tout cela soit estampillé terrorisme.


Ce n'est pas une question de violence. C'est une question de silence.

Le FBI ne peut pas légalement désigner des communautés comme groupes terroristes. Heritage le sait. Ils n'ont pas besoin de nous mettre hors-la-loi, ils ont juste besoin d'inventer une catégorie.

Avec l'"Extrémisme violent inspiré par l'idéologie transgenre" (TIVE) dans les livres, la police peut nous surveiller. Les employeurs peuvent nous mettre sur liste noire. Les juges peuvent s'y référer. Les médias peuvent le répéter. Le mensonge contourne la vérité — et devient réel.

Ce n'est pas de la "sécurité publique". C'est une permission de l'État de nous chasser.

Et une fois cette machine construite, elle ne s'arrêtera pas à nous. Le même outil sera remodelé contre chaque minorité, chaque communauté qui ose résister.


Tenez la ligne

C'est le manuel du fascisme : inventer une menace, l'amplifier en hystérie, puis l'utiliser pour criminaliser la survie elle-même.

Ils ne demandent pas au FBI d'arrêter la violence. Ils exigent que le FBI légitime la violence contre nous.

Nous ne pouvons pas les laisser faire.

  • Dites la vérité : les personnes trans sont des cibles, pas des terroristes.
  • Refusez le cadrage : nos mots ne sont pas des crimes.
  • Tenez la ligne : aujourd'hui c'est nous, demain c'est tout le monde.

Appelez cela par son nom.

Pas un débat.
Pas un malentendu.
Pas une politique.

C'est le début d'une purge. Et le silence est une complicité.

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