Ce n'est pas une négligence. C'est une effacement.
Le 15 juillet 2025, les Nations Unies ont mis le feu à leur propre charte.
Un rapport publié par le Conseil des droits de l'homme ne fait pas que laisser tomber les jeunes trans, il les cible. Sur papier. Dans la politique. Avec tout le poids de l'autorité internationale.
Ce n'était pas une erreur administrative. C'était une guerre idéologique.
Au cœur de tout cela se trouve Reem Alsalem, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la violence contre les femmes et les filles. Ou comme l'histoire se souviendra d'elle : la Saboteuse spéciale.
Un titre destiné à défendre les personnes vulnérables, désormais détourné pour les effacer. Au lieu de protéger les enfants du mal, elle a donné aux gouvernements un plan pour le faire. Au lieu de nommer la violence, elle y a participé.
Et si vous vous demandez jusqu'où va cette trahison, elle cite Genspect. Un groupe officiellement désigné comme groupe haineux par le Southern Poverty Law Center. Leurs arguments ne se sont pas glissés discrètement. Ils ont été cités, annotés et canonisés par l'ONU.
Ce n'est pas de la négligence.
C'est un groupe haineux portant un badge qui dit « diplomate ».
Ce n'est pas de l'attention.
C'est de la cruauté habillée en grammaire institutionnelle.
Ce n'est pas de la neutralité.
C'est une trahison.
Le mensonge imprimé
Le rapport d'Alsalem n'informe pas. Il endoctrine.
Le rapport régurgite les arguments de groupes haineux organisés avec la cadence du langage officiel de l'ONU. Genspect, classé comme groupe haineux par le SPLC, est cité comme source légitime. La pseudoscience discréditée est traitée comme des données. Et les droits des jeunes trans sont jetés aux oubliettes au profit d'un culte rigide de la biologie qui fétichise les chromosomes plutôt que la compassion.
Elle prétend :
- Que le fait d'être trans est un mécanisme d'adaptation pour les jeunes neurodivergents.
- Que l'identité trans est une « contagion sociale ».
- Que les soins d'affirmation de genre sont intrinsèquement coercitifs, une maltraitance déguisée en aide.
Mais elle va plus loin. Elle qualifie le traitement d'affirmation de genre de forme de violence, non pas contre l'enfant, mais contre le sexe lui-même. La transition, à ses yeux, n'est pas une libération. C'est une profanation. Le corps devient un lieu saint pour l'idéologie réactionnaire, et de cette croyance naît la logique de surveillance, de punition et de contrôle.
Ce n'est pas du féminisme. Ce n'est pas du droit.
C'est du fascisme avec une citation PDF.
L'auteure du mal
Disons la vérité sans broncher.
Le bilan de Reem Alsalem n'est pas neutre. C'est un signal d'alarme.
- Elle a rejeté les droits des travailleuses du sexe.
- Elle n'a pas défendu de manière significative l'accès à l'avortement.
- Elle a mis en avant des organisations qui font campagne pour interdire toute transition avant 25 ans.
- Elle présente désormais les personnes trans comme une menace, non pas pour les institutions, mais pour la « féminité » elle-même.
Ce n'est pas un désaccord. C'est une vision du monde. Une vision où les vies trans sont sacrifiables, où la diversité de genre est une pathologie, et où le pouvoir de l'État est le remède.
Elle n'a pas défendu les droits des femmes et des filles.
Elle a redessiné la catégorie pour exclure quiconque ne correspond pas au moule cisgenre.
C'est le contrôle idéologique du corps, appliqué par badge et bureaucratie.
Les préjudices ne sont pas hypothétiques
Disons ce qu'Alsalem ne dira pas :
- Refuser les soins ne protège pas les enfants. Cela les tue.
- Les jeunes trans privés de transition présentent un risque significativement plus élevé d'automutilation, de dépression et de suicide.
- La transition sociale seule réduit la détresse et améliore la santé mentale.
- Les soins médicaux sont fondés sur des preuves, progressifs, collaboratifs et, à un stade précoce, réversibles.
Et pourtant, ce rapport présente ces soins comme criminels. Comme violents. Comme une menace.
Mais la vraie violence ?
Dire à une fille de 14 ans que son avenir sera façonné par une puberté qu'elle a supplié d'éviter.
Laisser un garçon trans se binder en secret jusqu'à ce que ses côtes soient meurtries, parce que demander de l'aide pourrait faire emprisonner ses parents.
Se tenir derrière un podium de l'ONU et appeler cette souffrance « protection ».
Pseudoscience dans un emballage ONU
Ce n'est pas de la recherche. C'est de la propagande.
Le rapport s'appuie sur :
- Riittakerttu Kaltiala, architecte du mythe discrédité de la « désistance à 80 % », une statistique tirée d'études vieilles de plusieurs décennies sur des enfants qui n'étaient jamais trans au départ.
- Genspect, qui se moque des jeunes queer sur les réseaux sociaux tout en faisant pression pour interdire la transition jusqu'à 25 ans.
- LGB Alliance, un groupe religieux de faux drapeau qui passe plus de temps à attaquer les personnes trans qu'à défendre les droits de qui que ce soit.
Ce n'est pas un document sur les droits humains.
C'est un collage de groupes haineux avec des notes de bas de page.
Les jeunes trans ne sont pas une expérience de pensée
Ce ne sont pas des débats théoriques. Ces mots ont des corps derrière eux.
- Aux États-Unis, des enfants sont retirés de foyers aimants.
- Au Royaume-Uni, les jeunes trans ont perdu l'accès aux soins publics.
- Dans certaines parties de l'Europe, les parents font face à des poursuites pénales pour avoir affirmé l'identité de leur enfant.
Et maintenant, les Nations Unies ont donné à ces régimes un laissez-passer. Une boîte à outils. Un précédent.
Ce n'est pas du leadership mondial. C'est de la complicité.
C'est le manuel fasciste
Vous avez déjà vu ce scénario.
- D'abord, ils interdisent les soins.
- Ensuite, ils criminalisent les parents.
- Puis, ils punissent les médecins.
- Ensuite, ils surveillent les écoles.
- Puis, ils effacent le nom, le pronom, la personne.
Tout cela sous couvert de « protection ».
Mais ils ne protègent pas les enfants.
Ils protègent le système contre les enfants qui refusent de lui obéir.
Nous ne sommes pas sans pouvoir
Reem Alsalem ne parle pas au nom des femmes. Elle ne parle pas au nom des survivantes. Elle ne parle pas pour nous.
Elle parle pour une coalition de réactionnaires mondiaux, une alliance de TERFs, de théocrates et de transphobes portant la peau de la légitimité. Mais le masque glisse.
Nous le voyons.
Et nous sommes plus forts qu'eux.
À chaque jeune trans qui lit ceci :
Tu n'es pas brisé·e.
Tu n'es pas malade.
Tu n'es pas une erreur.
Tu es la preuve que le monde peut encore changer.
Tu es l'avenir qui leur fait peur.
Et tu n'es pas seul·e.